"Le propre du philosophe est de s'étonner." Platon

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Hume, confusion fait/valeur

Dans chacun des systèmes de moralité que j’ai jusqu’ici rencontrés, j’ai toujours remarqué que l’auteur procède pendant un certain temps selon la manière ordinaire de raisonner, établit l’existence d’un Dieu ou fait des observations sur les affaires humaines, quand tout à coup j’ai la surprise de constater qu’au lieu des copules habituelles, est et n’est pas, je ne rencontre pas de proposition qui ne soit liée par un doit ou un ne doit pas. C’est un changement imperceptible, mais il est néanmoins de la plus grande importance. Car, puisque ce doit ou ce ne doit pas expriment une certaine relation ou affirmation nouvelle, il est nécessaire qu’elle soit soulignée et expliquée, et qu’en même temps soit donnée une raison de ce qui semble tout à fait inconcevable, à savoir, de quelle manière cette relation nouvelle peut être déduite d’autres relations qui en diffèrent du tout au tout. Mais comme les auteurs ne prennent habituellement pas cette précaution, je me permettrai de la recommander aux lecteurs et je suis convaincu que cette petite attention renversera tous les systèmes courants de moralité et nous fera voir que la distinction du vice et de la vertu n’est pas fondée sur les seules relations entre objets et qu’elle n’est pas perçue par la raison.

David Hume, Traité de la nature humaine

Une allégorie pour penser la fonction de l’Etat

 « L’arbre central symbolise l’interdépendance et le bien commun. 

Ses racines profondes représentent la stabilité et la justice sociale.

– La balance de justice est placée dans le tronc de l’arbre et elle reflète l’importance de l’équité et du respect des lois. 

– Les mains autour illustrent la démocratie participative directe et la solidarité entre les citoyens. 

– Les couleurs omniprésentes:

Le vert représente l’harmonie et la durabilité.

Le bleu est synonyme d’unité, d’égalité et de participation citoyenne.

La couleur or symbolise La sagesse, l’équilibre et la justice. »

Arthur L. (2025)

CapsulE

Connaissance d’eau

Obviant à l’ignorance, qui –

N’est autre que le cacao ;

Sculptant une conscience, oui –

Café, que tu es beau et chaud.

Inexorablement il pense –

En conscience d’apparences,

Nageant en pleine croyance,

Convaincu d’une existence,

Eau de connaissance.

Raphaël K. (2024)

Se connaître soi-même (Essai)

Consignes : à la fin du cours sur « se connaître soi-même », rédigez un essai à la première personne dans lequel vous répondez à la question « puis-je me connaître moi-même ». Il faut 1/que l’écriture soit personnelle et subjectivement engagée et 2/que des concepts et des références du cours soient mobilisées.

De part la célèbre phrase « Connais-toi toi-même » de Socrate, je me demande ce que cela signifie vraiment. Apprendre à se connaître semble être une évidence quand on y pense, mais plus j’y réfléchis, plus cette idée devient complexe. Comment puis-je comprendre qui je suis alors que beaucoup de choses échappent à ma conscience ?
Quand je pense à ce que signifie me connaître, je réalise que cela passe d’abord par la conscience. Grâce à elle, je peux percevoir mes pensées, mes émotions, et ce qui m’entoure. Par exemple, je sais quand je suis stressée avant un examen, et je peux même analyser pourquoi : est-ce parce que je ne me sens pas prête, ou parce que j’ai peur de décevoir quelqu’un ? Cette capacité à réfléchir sur moi-même, qu’on appelle  «  la réflexivité », est essentielle pour mieux comprendre mes réactions.

Cependant, je me rends compte que ma conscience ne peut pas tout expliquer. Sartre, par exemple, dit que la conscience est toujours tournée vers l’extérieur, vers le monde ou les autres. Cela veut donc dire que je ne peux pas me connaître uniquement en regardant en moi. Qui je suis dépend aussi de mes relations avec les autres, de ce qu’ils voient en moi, et même de ce que je ne perçois pas moi-même.

En plus, il y a l’inconscient. Freud montre que certaines pensées ou souvenirs, que je préfère ignorer ou refouler, influencent quand même ce que je fais. Par exemple, il m’est déjà arrivé de réagir fortement à une remarque qui en apparence semble banale, sans savoir pourquoi. Plus tard, en y repensant, j’ai compris que cela me rappelait une situation passée que j’avais oubliée. Cela prouve qu’une partie de moi échappe toujours à ma conscience, et que me connaître est plus difficile qu’il n’y paraît.
Mais me connaître, ce n’est pas seulement comprendre mes pensées ou mes émotions, c’est aussi savoir qui je suis. Quand je pense à mon identité, je vois qu’elle a deux aspects. D’un côté, il y a ce qui ne change pas en moi, ce que je reconnais comme étant « moi » malgré les années. Par exemple, ma façon de toujours chercher à comprendre les choses en profondeur. C’est ce qu’on appelle la « mêmeté. 

Mais il y a aussi tout ce qui fait de moi une personne unique, différente des autres : mes goûts, mes expériences, mes choix. Cette singularité, c’est « l’ipséité ». Pourtant, je sais que mon identité n’est pas figée. Je change avec le temps, à travers ce que je vis. Par exemple, si je repense à la personne que j’étais il y a cinq ans, je ne suis plus tout à fait la même.

Enfin, je dirai que se connaître soi-même n’est jamais un résultat final, mais un processus qui continue toute la vie.
Au final, je dirais que se connaître soi-même, ce n’est pas trouver une réponse définitive, mais accepter que cette quête est toujours incomplète. Grâce à la conscience, je peux analyser ce que je ressens et ce que je pense, mais l’inconscient me rappelle qu’une partie de moi restera toujours cachée. Mon identité, quant à elle, varie entre ce qui reste stable et ce qui change avec le temps. Apprendre à me connaître, c’est finalement apprendre à vivre avec cette complexité, en sachant que je me redécouvre à chaque étape de ma vie, au fur et à mesure que je grandi.

Lou-Ann P. (2024)

Texte libre sur l’angoisse de philosopher

Dans un premier temps, on pourrait croire que se questionner sur le principe des choses est positif. Que cela amène à une certaine sagesse. La philosophie aide à faire évoluer les choses et les sociétés.

Cependant, philosopher me donne rarement des réponses et pose de grandes angoisses sur les fondements des principes que l’on connaît.

On peut alors penser que la remise en question des principes fondamentaux peut déranger. Le fait de toujours se dire qu’il n y a aucune base solide de nos connaissances peut heurter la sensibilité de la personne qui tente de philosopher. Mais en essayant de voir les choses autrement, on peut trouver que cela permet de développer son regard sur le monde. La philosophie pourrait avoir un côté positif mais à utiliser à faible dose.

On pose parfois le dilemme de “vivre sans réflexion mais heureux” ou “réfléchir et être malheureux”. On choisit souvent la deuxième option en pensant que le fait de voir plus loin est positif, seulement on peut aussi penser que la première option est la meilleure. Car même si on peut avoir conscience qu’on pourrait tout remettre en question pour développer son esprit, on peut penser que philosopher quelquefois mais en quantité qui ne nous met pas dans une perpétuelle angoisse. On peut alors développer son esprit et sens critique sans toutefois rentrer dans une perpétuelle angoisse.

Manon (2024)

Texte libre sur la page blanche

Être face à une page blanche, voilà face à quoi je me retrouve à cet instant. Pour être honnête, je ne sais pas si c’est seulement mon cas, c’est toujours compliqué de réfléchir à ce que je vais dire, écrire sur cette page. Toutes les idées sont prêtes, prêtes à être utilisées mais aucune ne sort. Le vrai problème c’est faire le bon choix pour permettre au lecteur de pouvoir comprendre directement ce que l’on veut dire. La première phrase est la plus importante. Pourquoi c’est si dur? Le plus dur c’est de se lancer, le premier mot, la première phrase. On pourrait comparer ça avec un évènement de la vie lorsqu’on doit faire un choix, avoir peur de se tromper et de ne pas y arriver. Mais dès qu’on est lancé plus rien ne peut nous arrêter.

Jeanne B. (2024)

Texte sur le temps

Justine D. (2024)

Sur la philosophie

Victorine R. (2024)

BD sur le beau

Lou-Ann R. (2024)

Poème sur l’angoisse de liberté

Jeune oiseau, il voletait au grès du vent, 

Pensée absurde, peur irrationnelle il part

Pour une vie, une liberté inconnue.

Ne pas se retourner, oh non surtout pas, 

Le chemin est tracé, les chaînes brisées,

Il ne peut déjà plus reculer …

Le vent est froid dans ses plumes couleur nuit 

Et en un instant, les barreaux de sa cage semblent bien loin,

Cette malédiction passée, prison ensorcelée,

L’acier, auparavant détesté, lui manque.

Aurore A. (2024)

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